La connexion, c’est quoi ?
Ce n’est pas la relation.
Il y a des connexions poignantes, des « coups de foudre ». Presque électriques. Bien plus puissantes, bien plus intenses.
Ce n’est pas rationnel. C’est instinctif. Parfois brutal.
Ton cerveau libère :
- de la dopamine (sensation d’excitation, de plaisir) ;
- de l’ocytocine (sentiment de lien, de confiance) ;
- de l’adrénaline (intensité émotionnelle).
Tout cela peut parfois fausser tes ressentis.
Et pourtant, cela ne constitue pas en soi une relation, ni un aboutissement.
Vous ressentez être les mêmes. Fondamentalement.
- Dans vos valeurs et vos fonctionnements.
- Dans ce à quoi vous accordez de l’importance.
- Dans ce que vous attendez de la vie.
- Dans ce que vous avez toujours espéré, cherché ou attendu chez l’autre.
Mais vous êtes différents aussi.
Sur vos centres d’intérêt, vos goûts, parfois même vos façons de vivre.
Vos blessures peuvent être similaires, parfois différentes.
Elles peuvent créer un effet miroir. Parfois vous rapprocher, parfois vous mettre à distance.
Ce n’est pas forcément confortable.
Mais ce n’est pas forcément toxique non plus.
Si tu traverses cela, demande-toi :
- Comment je me ressens ?
- Dans quel état je me mets ?
- Est-ce que j’ai des attentes envers l’autre ?
- est ce que j’interprète, ou projette quelque chose sur elle/lui ?
Travaille sur tes propres problématiques.
Ce que cette situation réveille en toi parle souvent de tes blessures ou de tes déséquilibres. Et nous en avons tous.
Ce n’est pas forcément la faute de l’autre, et nous avons tendance à l’oublier.
L’autre aussi n’est qu’un être humain, faisant face — tout comme toi — à ce que cette connexion génère en elle ou en lui.
La connexion n’est pas la relation.
La connexion, c’est aussi cette énergie puissante qui vous relie.
De cœur à cœur.
D’âme à âme.
Il n’est pas nécessaire de mettre un nom dessus.
Cela peut t’arriver peu importe le sexe de l’autre, son identité de genre.
Il existe, tu l’auras compris, plusieurs formes de connexions.
- Celles qui te bouleversent au plus profond de toi, te faisant entrevoir qu’il est possible de rencontrer quelqu’un qui possède tout ce dont tu as besoin, et dont tu rêvais.
Attention toutefois à l’idéalisation naturelle du départ : tu ne connais pas encore ses fonctionnements, sa psychologie, ses blessures, ses mécanismes, ni l’investissement que l’autre aura — ou non — envers toi.
- Il existe aussi les connexions d’un moment.
Celles du hasard d’une activité, d’une sortie, d’une danse.
Celles qui te comblent pleinement dans cet instant partagé. Parfaitement réciproques. Et parfois parfaitement éphémères. - Et puis celles qui se développent dans le temps.
Celles qui se tissent, se renforcent, se construisent.
Amoureusement.
Professionnellement.
Amicalement.
Mais avant tout, simplement humainement.
Là où tu aimes l’autre pour ce qu’il est, comme il est — même dans ses pires moments.
Et où l’autre t’aime de la même manière.
Dans toute ta singularité.
Quoi qu’il en soit, tu ressens un lien profond avec cette personne.
Parfois même sans vraiment la connaître, dès le moment où tu la rencontres.
Tu le ressens.
Tu sais.
Mais tu ne sais absolument pas à quoi cela sert ni ce que cela donnera.
Il n’y a même pas toujours quelque chose à vivre relationnellement parlant.
La connexion n’est pas la relation.
Elle peut être :
- émotionnelle
- intellectuelle
- physique, chimique, alchimique
- ou encore une connexion d’âme.
Une connexion peut aussi t’amener à évoluer davantage vers qui tu es vraiment. Vers une version plus alignée de toi-même, fidèle à ton équilibre.
La relation, elle, est différente.
C’est l’implication émotionnelle et l’énergie que vous choisissez d’investir tous les deux pour vous relier.
Elle s’établit dans le temps et avec la conscience de chacun.
Elle demande :
- de la maturité émotionnelle
- de la communication
- une compatibilité dans la vie réelle
- la volonté de construire ensemble.
Les envies de chacun viennent alors s’y ajouter.
La compatibilité — et parfois l’incompatibilité — deviennent déterminantes au départ.
Mais seulement au départ.
Ce que beaucoup n’envisagent pas, c’est que même cela peut évoluer et se construire naturellement.
Cela dépend de l’épanouissement personnel et donc de l’évolution de chacun, individuellement.
Parfois cela nous fait nous rejoindre et consolider la relation.
Parfois cela nous mène vers des chemins différents.
Et parfois encore, ces chemins se croisent à nouveau.
Mais vis.
Sans attentes.
Vis pour toi, sans jamais t’oublier.
Marie-Hélène.

