A toi, qui as souffert.

A toi, qui as souffert.

A toi, qui as souffert.
A toi, qui te sens perdu(e).
A toi, qui te cherches.

Je suis douceur et amour.
On m’a dit naïve.

Je fais confiance.
On m’a dit crédule.

Je questionne.
On m’a dit idiote.

J’ai simplement voulu être moi-même.
Et être respectée.
On m’a appelée « chiante ».

Dans ce monde rempli de masques, d’ego et de règles implicites, j’ai essayé de me conformer.
Parce qu’on m’y a poussée.
Sociétalement.
Scolairement.
Relationnellement.
Identitairement.
Et parfois même… sexuellement.

Alors je me suis pliée aux injonctions silencieuses.
Celles qu’on ne dit pas, mais qu’on attend de toi.

Je pensais que c’était le prix à payer pour être acceptée.
Pour être reconnue.
Pour être accueillie.
Pour appartenir.

Parfois j’y suis arrivée.
Mais au fond de moi, je me suis toujours sentie mal.
Inadaptée.
Dérangeante.
Trop.
Ou pas assez.
Parfois les deux à la fois.
Je n’ai que trop connu cette ébullition dans mes veines.

Parce que la vérité, c’est que je n’étais jamais vraiment intégrée.
Seulement tolérée.
Sous conditions.

Alors les questions tournent en boucle :
Que va penser l’autre ?
Comment va-t-il me juger ?
Quelle image va-t-il fabriquer de moi ?
Va-t-il me condamner sans appel ?
Et parfois pire encore…
Va-t-il me salir aux yeux des autres ?

De ces autres qui ne cherchent même pas à entendre ma version.
Qui prennent parti en silence.
Et qui parfois s’autorisent à venir m’expliquer ce que je devrais faire.
Ou penser.

Si je réagis.
Si je m’oppose.
Si j’ose dire ma vérité.
Alors je deviens :

Celle qui fait des vagues.
Celle qui fait des histoires pour rien.
Celle qui exagère.
Celle qui « a ses règles ».
L’emmerdeuse de service.
Exigeante.
Jamais satisfaite.
Toujours en train de se plaindre.

On m’a fait porter tous les torts.
Même ceux qui n’étaient pas les miens.
Même les conséquences des paroles, des actes et des violences de ceux qui m’ont fait du mal.

Par haine.
Par besoin de me punir.
Par frustration de ne plus me contrôler.
Et souvent…
cela venait des personnes les plus proches de moi.

Mais un jour, je suis sortie de tout cela.
Enfin.

Le chemin vers soi est long.
Il remue tout.
Ta tête.
Tes tripes.
Ta vie.
Parfois même…
Dans les gendarmeries et les tribunaux.

Comme moi, tu pourrais tout perdre.
Ta famille.
Ton travail.
Tes amis.
Ta réputation.
Tes repères.

Mais comme moi…
tu te reconstruiras.
Pas à pas.
Dans la tempête.
Dans le chaos.
Et parfois dans les deux à la fois.

Tu tomberas.
Puis tu te relèveras.
Encore.
Et encore.
Jusqu’au jour où tu te rendras compte que certaines choses ne t’atteignent plus.

Parce que tu comprendras enfin une chose essentielle :
Les attaques parlent toujours plus de leurs auteurs…
que de leurs cibles.

Et sur ce chemin, tu rencontreras les bonnes personnes :
Certaines te feront mal.
Elles te feront mal te sentir,
Mal réagir,
Elles te détruiront
Pour que tu puisses encore guérir, te découvrir, te construire.
Mais elles t’apprendront à t’écouter.
À te positionner.
À dire non.
À choisir.
À partir quand c’est nécessaire.

Et puis tu rencontreras encore les bonnes personnes :
Celles qui t’aiment pour qui tu es.
Pas pour ce que tu devrais être.
Celles qui t’aiment malgré tes tempêtes.
Et tes erreurs.

Celles qui te laissent être imparfaite.
Celles qui pardonnent.
Qui construisent avec toi.
Qui se remettent en question.
Qui TE remettent en question aussi.

Celles qui restent.
Celles qui prennent parfois de la distance pour te laisser traverser tes ombres.
Ou pour traverser les leurs.
Celles qui savent revenir quand le calme revient.

Celles qui t’aiment assez pour te comprendre.
Et parfois même…
assez pour te laisser partir.

Celles avec qui tu vivras des connexions que tu n’aurais jamais imaginées.
Des rencontres qui transforment une vie.

Alors oui.
Dans la vie, tu ne rencontres que les bonnes personnes.

Même si certaines arrivent déguisées en leçons.
Et jusqu’au jour où tu verras les choses ainsi…
Je suis là.

Pour t’aider à regarder autrement.
Pour t’aider à te libérer.
Psycho-énergétiquement.
Pour t’apaiser.

Pour t’aider à voir ce que tu oublies parfois :
Ta beauté.
Ta force.
Ton courage.
Ta persévérance.
Et toutes ces capacités qui vivent déjà en toi.

Oui.
Tu en as.

Et peut-être aussi pour te partager un peu d’espoir.
Et surtout beaucoup d’humanité.

Marie-Hélène.

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