Transformation
Et puis un jour il t’arrive un évènement fort. Puissant. Particulier.
Et c’est le choc. Le fracas.
Qui provoque sans que tu t’en aperçoive cette fêlure en toi.
Qui s’ouvre, s’étend, et finalement craque, éclate et t’expose totalement.
Tu es nue, face à toi même.
Face à tes travers, tes mécanismes foireux, des blessures, ton besoin de contrôle, tes peurs.
Face à la réalité objective de ce que tu as vécu, ou tu avais pris soin de ne voir que la face acceptable inconsciemment jusque là.
Et la, ça fait mal.
Vraiment.
D’un coup tu vois les comportements merdiques que tu as eu,
Tes jugements,
Ton égo,
Tes paroles déplacées,
Toutes les fois où tu poses les responsabilités sur l’autre et où tu lui donnes tous les torts et tous les défauts..
Ta rudesse avec l’autre.
Tu en deviens rude avec toi-même.
Exigeante. Culpabilisante. Zéro compassion.
Ca pique.
Ca saigne.
Tu prends pleinement conscience de l’ampleur des choses.
Tu l’imprimes dans tes émotions, dans ta tête, dans ton corps :
Plus jamais je blesserai quelqu’un.
Plus jamais je serai toxique.
Plus jamais je saboterai.
Plus jamais je fuirais.
En priant pour que la prochaine fois, tu parviennes à voir les dynamiques avant que tu ne les mette en place.
Ça fait mal de prendre conscience.
Ça fait mal d’avoir merdé.
Ça fait encore plus mal d’avoir fait souffrir quelqu’un, parce que tu sais très bien ce que ça fait.
Et punaise, qu’est ce que ça fait du bien de vivre ce mal là.
Grâce à ça, je prends les décisions qui s’imposent.
Je me botte le derrière et je me sors les doigts du fondement.
J évolue.
Je travaillerai toujours sur moi.
Je me le promets.
Je me le dois.
Parce que je le mérite, et que les autres le méritent aussi.
Parce que je ne mérite que le meilleur.
Pas moins.
Même si parfois je ne le crois pas vraiment.
C’est là où je vais.
Marie-Hélène.
